de Bolivie, de Cuba ou du Nicaragua36.
La déléguée du Venezuela a dénoncé la non représentativité la trentaine de pays à l’origine du texte en disant s'être entaillée symboliquement le doigt59. Elle a accusé le premier ministre danois Lars Løkke Rasmussen d'avoir « conduit un coup d'État contre les Nations unies »40. La Bolivie a, quant à elle, déclaré qu'elle a été « offensée par l’absence de démocratie et de transparence » 59.
Pour Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, l'accord mis en place dans la nuit du 18 décembre « ne représente peut-être pas tout ce que nous espérions. Mais il s’agit d’un début. Un début essentiel »37. Selon les Nations unies, au vu des promesses de chacun à la fin du sommet, la température augmenterait de 3 degrés au lieu des 2 degrés de l'accord39.
Jose Manuel Barroso s'annonce déçu des résultats de la conférence et du « caractère contraignant ou non du futur accord. À cet égard, le texte mis au point aujourd’hui arrive très loin de nos attentes »57. Pour la commission européenne, « Un accord vaut mieux qu'une absence d'accord ». Un porte-parole a par ailleurs ajouté que « ce qui a pu être obtenu » à la fin du sommet « n'est pas à la hauteur de nos attentes, et de loin ». Mais que cet accord « il maintient en vie nos objectifs et nos ambitions. Il prend en compte les besoins des pays en développement » et qu'il s'agissait du « seul accord possible à Copenhague »35.
Observateurs extérieurs[modifier | modifier le code]
Pour le représentant français de Greenpeace, les résultats de la conférence sont « un désastre. Cela représente en fait plusieurs pas en arrière par rapport au Protocole de Kyoto. Il n’y a aucune substance. Il n’y a plus aucune référence à la science »57. Greenpeace International déplore le fait qu'il n'y ait « pas de contrainte, aucun objectif à 2020 ni à 2050 » et juge qu'il était « difficile d’imaginer pire conclusion pour la conférence de Copenhague »60.
Nicolas Hulot a jugé les résultats de la conférence de Copenhague « d'affligeants » et « de consternants » 40.
Pour Michael A.Levi, directeur du programme sur la sécurité énergétique et le changement climatique au Council on Foreign Relations, cet accord qui peut paraître décevant à cause des « fortes espérances irréalistes » qui avaient été placées en lui, constitue un pas en avant sérieux dont la « valeur ultime reste à déterminer »61. Parmi les points positifs, il relève que cet accord soumet peu ou prou les grandes économies aux mêmes règles ce qui n'était pas le cas du Protocole de Kyoto qui défavorisait les États-Unis face à des pays concurrents comme la Chine61.
Notes et références[modifier | modifier le code]
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Tuesday, August 6, 2013
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