mérique aussi proche Bibliothèque de France pour réfléchir avec d'autres sur la place des nouvelles technologies dans la future BNF. Des amis, à Berkeley, m'avaient donné un avant-goût d'Internet et, pour moi, il était clair que la révolution numérique se jouerait dans la connexion des bibliothèques entre elles. Pas dans la construction de bibliothèques gigantesques, un modèle qui appartient au passé. J'ai donc suggéré, avec d'autres, que sur les 10 milliards alloués à la BNF, on en mette 8 dans le numérique et le reste dans le ripolinage de la Bibliothèque Richelieu. On nous a répondu : "Le numérique, c'est du vent, la vraie pensée, c'est la lenteur." Etonnez-vous qu'on ait perdu la main, aujourd'hui... »
Il souligne par ailleurs que l'efficacité du modèle économique de Google dépend directement de l'accessibilité des informations au monde entier, et qu'empêcher d'ajouter au projet Books les publications françaises serait le meilleur moyen d'offrir à la culture américaine une position dominante. Enfin, dans de nombreux cas les données fournies par la BML sont également disponibles ailleurs : « Vous trouvez intelligent que la première édition du Gargantua de Rabelais - un pur patrimoine lyonnais - renvoie à l'université de Californie ? Nous avons la même dans notre fonds ! ». Le directeur du programme Google Books France, Philippe Colombet, souligne de son côté que l'entreprise ne fera pas payer l'accès aux livres libres de droits d'auteur, et n'affichera pas de publicité face aux pages demandées ; enfin Google garantit la pérennité des fichiers produits, dans la mesure où ils sont fournis dans un format standard.
2009 : Print On Demand[modifier | modifier le code]
L'année 2009 se caractérise par une phase d'entrée de l'ebook sur le marché grand public aux États-Unis50, et par les premières tentatives d'intégration de Google Books dans des offres commerciales.
Février : Google Book Search sort en version mobile (et non applicative) pour les smartphones51.
Le 20 mars 2009 Sony annonce l'intégration des 500 000 livres du domaine public disponibles sur Google Books dans sa liseuse Sony Reader52.
Mai : à l'occasion de la BookExpo America (en) (BEA) qui se tient à New-York, Google annonce son intention de lancer un programme permettant aux éditeurs de vendre les versions digitales de leurs livres les plus récents, en passant directement par Google53.
Août : Google ajoute une option permettant aux auteurs et éditeurs de rendre leurs œuvres sous Creative Commons disponibles dans Google Books54. Les œuvres concernées disposent sur le panneau de gauche d'un logo explicitant les conditions de leur ré-utilisation et partage.
Le même mois, la Tribune titre « Livre en ligne : Google a gagné » pour annoncer que la BNF pourrait finalement confier à Google Books la numérisation de ses fonds. Denis Bruckmann (directeur des collections de la BNF) y justifie ce changement de stratégie par le coût de la numérisation : entre 0,12 € et 0,74 € par page, soit un budget nécessaire de 50 à 80 millions d'euros pour les fonds de la IIIe République, à mettre en regard avec les 5 mins les formes qu'emprunte le projet Books une forme d'eugénisme
documentaire, es
Friday, January 10, 2014
e municipale de Lyon[modifier | modifier le code] Gérard Collomb, maire de lyon (PS), donne son feu vert le 11 juillet 2008 pour que Google engage la numérisation d'ouvrages patrimoniaux de la Bibliothèque municipale de Lyon, qui est la deuxième de France (1,3 million de titres)4
LC), qui fournit les métadonnées bibliographiques issues de WorldCat pour qu'elles soient utilisées dans le moteur de recherche39. Google lance par ailleurs une interface de programmation fournissant des liens vers les œuvres Google Books à partir des numéros ISBN, LCCN et OCLC. Elle permet une découverte dans les deux sens : les utilisateurs de WorldCat.org peuvent se lier à des livres que Google a détecté via le lien « Obtenez ce livre », et si un utilisateur lambda trouve un livre dans Google Books il peut aussi trouver un lien vers des bibliothèques locales via WorldCat.org.
Octobre : signature de l'accord entre les éditeurs et Google après deux ans de négociations40, qui donne lieu à une compensation financière.
Novembre : Google passe la barre des 7 millions de livres numérisés41par l'entreprise et ses éditeurs partenaires, dont 1 million en « full preview mode » et 1 million d'œuvres du domaine public entièrement lisible et téléchargeables. 5 millions sur les 7 sont des œuvres qui ne sont pas disponibles dans le commerce (out of print).
Décembre : Google annonce sont intention d'inclure des magazines dans Google Books, notamment le New York Magazine, Ebony, Popular Mechanics42,43.
Accord avec la bibliothèque municipale de Lyon[modifier | modifier le code]
Gérard Collomb, maire de lyon (PS), donne son feu vert le 11 juillet 2008 pour que Google engage la numérisation d'ouvrages patrimoniaux de la Bibliothèque municipale de Lyon, qui est la deuxième de France (1,3 million de titres)44. C'est le premier accord avec une bibliothèque française, et le vingt-neuvième dans le monde. D'une durée de 10 ans, il porte sur les livres tombés dans le domaine public, soit entre 450 et 500 000 ouvrages imprimés entre le XVIe et la fin du xixe siècle (ce qui inclut des impressions rares lyonnaises de Maurice Scève ou de Nostradamus, de grands traités scientifiques, des récits de voyages, etc.) À cette occasion, Google implante son premier site local de scanner en France, dans la banlieue lyonnaise, pour un investissement qui pourrait s'élever à 60 millions d'euros - et permettrait d'atteindre le rythme de 2 000 livres scannés par semaine45. L'entreprise « s'engage à prendre à sa charge, sans contrepartie financière, la numérisation et la mise en ligne d'une collection de 450 000 ouvrages imprimés au minimum et de 500 000 ouvrages imprimés au maximum, dans un délai de dix ans au maximum […] Les ouvrages sont sélectionnés par la Bibliothèque […] uniquement parmi ses ouvrages imprimés et libres de droits »45. L'échange consiste donc en un prêt de livre, en contrepartie d'une copie des fichiers produits, avec à la clé pour Google une exclusivité commerciale sur les fichiers pour 25 ans.
L'accord fait l'objet de critiques diverses ; le rapport Tessier sur la numérisation du patrimoine écrit souligne ainsi que « l'autonomie de Lyon ne sera acquise qu'à l'issue de la période d'exclusivité de 25 ans prévue par l'accord »46. Jean-Claude Guédon, membre de l'Internet Society, condamne plus fermement cette opération qu'il qualifie de « hold-up culturel »47, ce qu'il justifie par les conditions de distribution des fichiers imposées à la bibliothèque
Octobre : signature de l'accord entre les éditeurs et Google après deux ans de négociations40, qui donne lieu à une compensation financière.
Novembre : Google passe la barre des 7 millions de livres numérisés41par l'entreprise et ses éditeurs partenaires, dont 1 million en « full preview mode » et 1 million d'œuvres du domaine public entièrement lisible et téléchargeables. 5 millions sur les 7 sont des œuvres qui ne sont pas disponibles dans le commerce (out of print).
Décembre : Google annonce sont intention d'inclure des magazines dans Google Books, notamment le New York Magazine, Ebony, Popular Mechanics42,43.
Accord avec la bibliothèque municipale de Lyon[modifier | modifier le code]
Gérard Collomb, maire de lyon (PS), donne son feu vert le 11 juillet 2008 pour que Google engage la numérisation d'ouvrages patrimoniaux de la Bibliothèque municipale de Lyon, qui est la deuxième de France (1,3 million de titres)44. C'est le premier accord avec une bibliothèque française, et le vingt-neuvième dans le monde. D'une durée de 10 ans, il porte sur les livres tombés dans le domaine public, soit entre 450 et 500 000 ouvrages imprimés entre le XVIe et la fin du xixe siècle (ce qui inclut des impressions rares lyonnaises de Maurice Scève ou de Nostradamus, de grands traités scientifiques, des récits de voyages, etc.) À cette occasion, Google implante son premier site local de scanner en France, dans la banlieue lyonnaise, pour un investissement qui pourrait s'élever à 60 millions d'euros - et permettrait d'atteindre le rythme de 2 000 livres scannés par semaine45. L'entreprise « s'engage à prendre à sa charge, sans contrepartie financière, la numérisation et la mise en ligne d'une collection de 450 000 ouvrages imprimés au minimum et de 500 000 ouvrages imprimés au maximum, dans un délai de dix ans au maximum […] Les ouvrages sont sélectionnés par la Bibliothèque […] uniquement parmi ses ouvrages imprimés et libres de droits »45. L'échange consiste donc en un prêt de livre, en contrepartie d'une copie des fichiers produits, avec à la clé pour Google une exclusivité commerciale sur les fichiers pour 25 ans.
L'accord fait l'objet de critiques diverses ; le rapport Tessier sur la numérisation du patrimoine écrit souligne ainsi que « l'autonomie de Lyon ne sera acquise qu'à l'issue de la période d'exclusivité de 25 ans prévue par l'accord »46. Jean-Claude Guédon, membre de l'Internet Society, condamne plus fermement cette opération qu'il qualifie de « hold-up culturel »47, ce qu'il justifie par les conditions de distribution des fichiers imposées à la bibliothèque
that we do not enable downloading of any book currently under copyright. Unless we have the publisher’s permission to show more, we display only small snippets of text –- at most, two or three sentences surrounding your search term -– to help you determine if you’ve found what you’re looking for.) » 2007 : Extension
En décembre avec l'Université de Virginie (5+ millions de volumes, et plus de 17 millions de manuscrits, livres rares et archives19 et l'Université de Princeton (300 000 ouvrages)20.
En outre, des négociations sont engagées avec la BNF dans le but d'établir un partenariat de numérisation (le revirement de la bibliothèque s'explique principalement par les coûts importants engendrés par l'opération).
Le 15 mars 2006, Le Devoir rapporte que Google a contacté des éditeurs québécois, dont le Groupe Ville-Marie, pour un éventuel partenariat21.
Le 30 août, Google dévoile une nouvelle fonction de son service : la possibilité de télécharger en version PDF l'intégralité de certains ouvrages libres de droits22. Une collection de livres du domaine public sont d'ores et déjà accessibles, notamment Hamlet et L'enfer. Les ouvrages concernés peuvent être trouvés en cochant le bouton « Full view » dans la recherche de Books. Google précise au moment du lancement que les ouvrages sous copyright ne sont pas concernés :
« Please note that we do not enable downloading of any book currently under copyright. Unless we have the publisher’s permission to show more, we display only small snippets of text –- at most, two or three sentences surrounding your search term -– to help you determine if you’ve found what you’re looking for.) »
2007 : Extension et évolution du service[modifier | modifier le code]
Une nouvelle vague de partenariats universitaires est annoncée :
En janvier avec l'Université du Texas à Austin (1+ million d'ouvrages depuis 13 sites) et la Bibliothèque de Catalogne 23 (ainsi que 4 bibliothèques affiliées)
En mars avec la Bayerische Staatsbibliothek (1+ million d'ouvrages dans le domaine public ou non édités, en Allemand, Français, Italien, Latin et Espagnol)24
En mai avec la bibliothèque de l'Université de Lausanne (100 000 ouvrages libres de droit du XVIIe et xixe siècle), première bibliothèque de langue française à rejoindre le projet
En mai également avec la bibliothèque Boekentoren (pour des ouvrages du xixe siècle, en français et en néerlandais)25
En juin avec les bibliothèques partenaires du Committee on Institutional Cooperation (en) (10 millions d'ouvrages en 6 ans)26 ainsi qu'avec la Bibliothèque de Gand27 (300 000 ouvrages)
En juillet avec l'Université de Keio (première bibliothèque partenaire au Japon, pour un fond d'au moins 120 000 œuvres tombées dans le domaine public)28
En août avec la bibliothèque de l'Université de Cornell (pour 500 000 œuvres, du domaine public et soumises au copyright)29
En décembre avec l'université Columbia 30 (œuvres du domaine public uniquement), pour un contrat de 6 ans.
Le fonctionnement est le même dans presque t
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